Numérisation des plaques photographiques
J'ai retrouvé quelques anciennes plaques photographiques de la famille, datant des années 30, parfois moins, et peut être une de la fin du 19 ieme. Ces photographies sont très émouvantes, je retrouve là mes parents enfants, mes grands parents, mes arrières grands parents, grands oncles ... cousins éloignés ... un vrai bonheur de se plonger dans l'atmosphère de l'époque et de construire son arbre généalogique avec ces portraits.
En introduction de cet article, voici le résultat obtenu avec la méthode décrite à la suite, photographie datant probablement de 1929.
Le tirage sur papier photographique reste simple, mais tout de même fastidieux. De plus le tirage se faisant par contact, reste au format de la plaque, soit 13x18, peu d'espoir de pouvoir en faire un agrandissement, et le partage avec le reste de la famille oblige à faire autant de tirage que nécessaire ... la numérisation semble un passage obligée.
Après moultes réflexions, et épluchages des différents type de scanner, la tâche semblait délicate, ainsi que l'investissement dans un Epson V700, seul semble t'il capable de traiter ce format avec un résultat de qualité.
Restait la méthode toute bête, celle de photographier les plaques, je n'y croyais pas du tout ! Mais quelques avis sur des forums m'ont fait douter, alors pourquoi pas essayer ? J'ai remis en marche un négatoscope que j'utilisais autrefois pour regarder mes négatifs. Je fis quelques essais avec mon appareil GX1 à main levé, un petit tour sur l'ordi, et ce ne fut pas si mal, cela valait le coup d'aller plus loin.
L'idée était de fabriquer une boite à lumière spécialisée pour ce travail et pour ce format 13x18.
Ci dessous , la construction de cette boite, en MDF, une lampe basse consommation de 13w(lumière du jour 5000k), du réflecteur aluminium (un reste d'isolant de porte de garage), et du plexiglass blanc opaque.
A titre indicatif les dimensions intérieures de la boite sont de : longueur 22 x largeur 16 x profondeur 24.
Un cache en carton noir permet de masquer le surplus de lumière et de caler au centre, toujours au même endroit, les plaques à photographier.
La prise de vue s'effectue sur trépieds, avec un objectif de 50 mm (équivalent 100 mm), diaphragme de 5,6 (le meilleur piqué), mise au point avec la loupe, balance des blanc sur lumière du jour, et utilisation du retardateur de 2s pour minimiser au maximum les vibrations.
L'enregistrement en RAW est indispensable pour une sortie de qualité, avec la possibilité de retoucher tous les paramètres de la photo.
Ensuite, le travail est rapide, il suffit de placer la plaque avec le cache carton, de prendre la photo, et de passer à la suivante.
Reste le traitement sous Ligthroom : recadrer l'image (on peut laisser un petit liseré noir pour faire plus authentique), passer en noir et blanc, passer de négatif en positif (voir plus loin), ajuster les paramètres pour faire ressortir au mieux l'image (sauvegarder les paramètres pour la fois suivante), exporter.
La boite presque terminée, notez deux trous d'aération pour évacuer l'air chaud.
Le cache en carton noir pour supprimer la lumière superflue, qui sinon perturberait la prise de vue.
La boite à lumière en situation.
Au final, la prise de vue : l'appareil est fixé sur un trépied, ici sur le bas de la colonne, à porté de main et des yeux.
En introduction de cet article, voici le résultat obtenu avec la méthode décrite à la suite, photographie datant probablement de 1929.
Le tirage sur papier photographique reste simple, mais tout de même fastidieux. De plus le tirage se faisant par contact, reste au format de la plaque, soit 13x18, peu d'espoir de pouvoir en faire un agrandissement, et le partage avec le reste de la famille oblige à faire autant de tirage que nécessaire ... la numérisation semble un passage obligée.
Après moultes réflexions, et épluchages des différents type de scanner, la tâche semblait délicate, ainsi que l'investissement dans un Epson V700, seul semble t'il capable de traiter ce format avec un résultat de qualité.
Restait la méthode toute bête, celle de photographier les plaques, je n'y croyais pas du tout ! Mais quelques avis sur des forums m'ont fait douter, alors pourquoi pas essayer ? J'ai remis en marche un négatoscope que j'utilisais autrefois pour regarder mes négatifs. Je fis quelques essais avec mon appareil GX1 à main levé, un petit tour sur l'ordi, et ce ne fut pas si mal, cela valait le coup d'aller plus loin.
L'idée était de fabriquer une boite à lumière spécialisée pour ce travail et pour ce format 13x18.
Ci dessous , la construction de cette boite, en MDF, une lampe basse consommation de 13w(lumière du jour 5000k), du réflecteur aluminium (un reste d'isolant de porte de garage), et du plexiglass blanc opaque.
A titre indicatif les dimensions intérieures de la boite sont de : longueur 22 x largeur 16 x profondeur 24.
Un cache en carton noir permet de masquer le surplus de lumière et de caler au centre, toujours au même endroit, les plaques à photographier.
La prise de vue s'effectue sur trépieds, avec un objectif de 50 mm (équivalent 100 mm), diaphragme de 5,6 (le meilleur piqué), mise au point avec la loupe, balance des blanc sur lumière du jour, et utilisation du retardateur de 2s pour minimiser au maximum les vibrations.
L'enregistrement en RAW est indispensable pour une sortie de qualité, avec la possibilité de retoucher tous les paramètres de la photo.
Ensuite, le travail est rapide, il suffit de placer la plaque avec le cache carton, de prendre la photo, et de passer à la suivante.
Reste le traitement sous Ligthroom : recadrer l'image (on peut laisser un petit liseré noir pour faire plus authentique), passer en noir et blanc, passer de négatif en positif (voir plus loin), ajuster les paramètres pour faire ressortir au mieux l'image (sauvegarder les paramètres pour la fois suivante), exporter.
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| Boite à lumière en cours de construction |
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| Boite à lumière presque terminée |
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| Le cache en carton au format 13x18 |
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| La boite à lumière pour numériser les plaques 13x18 |
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| Numérisation des plaques photographiques |
Un autre exemple avec ces enfants qui posent sur l'escalier du jardin, la petite fille en bas à droite a aujourd'hui passé ses 90 ans, les autres ne sont déjà plus.
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| Photo de famille |
Cette boite à lumière ne revient vraiment pas cher, de 10 à 50€, fonction de vos fonds de tiroir.
J'ai utilisé pendant longtemps un Panasonic GX1 de 16 Millions de pixel, mode RAW, parfait pour cette utilisation, associé à un 50 mm F1,4 Zuiko (focale x2 sur µ4/3), associé à une bague OM/µ4/3.
Dans le cas de négatifs ou diapositives de type 24x36, il faudra un objectif macro. Un passe vue d'agrandisseur sera l'idéal pour maintenir le film.
Il est nécessaire de travailler avec de basses vitesses d'obturation afin de lisser les différentes variations de lumière de l'éclairage qui varie au rythme de 50 hz.
Voir à ce sujet la numérisation des diapositives avec un Fuji et un objectif macro Laowa.
Il faudra un logiciel de traitement comme Lightroom pour travailler ses images, les convertir en positif, ajuster les contrastes et pour effacer les petits défauts et les poussières
Petite info concernant le passage de négatif à positif avec Lightroom5, il faut inverser la courbe des tonalités en tirant les bouts de la courbe dans les coins opposés. Pour cela il faut fermer la fenêtre additionnelle permettant de modifier la courbe à l'aide des curseurs, cliquer sur l'icône :
Les bords de la courbe sont alors libres, il faut monter le blanc et descendre le noir.
Après avoir inverser la courbe, sauvegarder ce paramètre de courbe "négatif" pour y accéder la fois suivante très simplement.
La numérisation à de gros avantages, elle permet :
- La sauvegarde des documents photographiques anciens,
- La restauration des photographies par l'utilisation d'un logiciel de traitement,
- La diffusion de ces documents numérisés (mails, cloud ...),
- La présentation des ces images sur des blog/sites web/réseaux sociaux,
- L'impression sur papier avec la réalisation d'albums,
- le remplacement du tirage "chimique" à l'ancienne par une impression sur imprimante, avec la possibilité d'agrandissement.
Pour terminer, une autre photographie, vers 1920, la plaque est un peu abimée mais le charme n'en est que plus prenant.
Complément Octobre 2026
On peut remplacer la lampe néon en tapissant le fond de la boite par des leds blanches.
Il existe aujourd'hui des tablettes lumineuses à leds qui permettent de remplacer ce genre de boite à lumière. Elles coûtent de 20 à 40€, ultra minces, légères, chauffent peu.
Mais attention, certaines peuvent présenter une trame gênante invisible à l'oeil... j'ai dû rajouter sur la mienne une plaque de verre de 4mm d'épaisseur pour sur-élever le négatif, ce qui est suffisant pour faire disparaître cette trame.










Merci pour toutes ces infos.
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